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Manifeste pour la renaissance de la culture civique républicaine

Les fondements intellectuels et politiques qui animent le Mouvement Marianne — et l'urgence de renouer avec la grande tradition de l'éducation populaire républicaine.

01
Rassembler
Recréer des espaces de rencontre et de débat citoyen dans les territoires
02
Transmettre
Diffuser la culture civique républicaine dans la tradition de l'éducation populaire
03
Agir
Porter les valeurs républicaines au plus près des citoyens, sur tout le territoire
Mouvement d'éducation populaire républicaine
Dans la tradition de Jean Macé et de Condorcet — favoriser l'échange des savoirs, encourager le débat démocratique, promouvoir l'engagement citoyen.
Temps 1Le constat
01
Fondement

La démocratie repose sur ses citoyens

La démocratie repose sur une idée simple : la souveraineté appartient aux citoyens. Dans les régimes républicains, les institutions tirent leur légitimité de la participation des citoyens à la vie publique et de leur capacité à comprendre les principes qui fondent la République.

Mais une démocratie ne tient pas seulement par ses institutions. Elle tient aussi par ses citoyens.

Pour fonctionner durablement, un régime démocratique suppose l'existence d'une culture civique partagée : la capacité des citoyens à comprendre les institutions, à participer à la vie publique, à débattre collectivement et à accepter les règles communes. Les politologues Gabriel Almond et Sidney Verba ont montré que la stabilité des démocraties dépend largement de cette culture civique, faite d'attitudes, de comportements et d'une certaine confiance dans les institutions.

Dès le XIXᵉ siècle, Alexis de Tocqueville observait déjà que la vitalité démocratique repose en grande partie sur l'engagement des citoyens dans la vie associative et locale. La démocratie, écrivait-il, se nourrit de l'action des citoyens eux-mêmes et de leur capacité à s'organiser collectivement.

Plus récemment, le philosophe Philip Pettit a rappelé que la liberté politique suppose que les citoyens puissent comprendre et contrôler les décisions publiques. Dans la tradition républicaine, la liberté ne consiste pas seulement à être protégé par la loi : elle suppose aussi la capacité des citoyens à participer au gouvernement de la cité et à empêcher toute forme de domination arbitraire.

Cette exigence implique une condition essentielle : les citoyens doivent disposer des connaissances et des outils nécessaires pour comprendre les institutions et participer à la vie démocratique.

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Le constat

Une culture civique fragilisée

Dans de nombreuses démocraties contemporaines, cette culture civique semble fragilisée. La confiance envers les institutions s'érode, la distance entre gouvernants et citoyens s'accroît et le débat public se transforme.

Pierre Rosanvallon
La contre-démocratie
Montée de la défiance et nouvelles formes de surveillance et de contestation exercées par les citoyens à l'égard du pouvoir politique.
Bernard Manin
La démocratie du public
Personnalisation de la vie politique, médiatisation du débat public et distance croissante entre gouvernants et citoyens.
Gabriel Almond & Sidney Verba
La culture civique
La stabilité des démocraties dépend d'une culture civique partagée — attitudes, comportements et confiance dans les institutions.

Ces évolutions ne signifient pas nécessairement un désintérêt des citoyens pour la vie publique. Elles témoignent plutôt d'une transformation des formes de participation démocratique. Mais elles posent une question essentielle : celle de la transmission de la citoyenneté.

Car une démocratie ne peut vivre durablement sans citoyens capables de comprendre ses institutions, d'exercer leur jugement politique et de participer à la vie collective.

Temps 2La tradition de l'éducation populaire
03
La réponse républicaine

L'éducation populaire, tradition vivante

Dans l'histoire républicaine française, la transmission civique a reposé sur plusieurs institutions. L'école républicaine, développée notamment sous la Troisième République, avait explicitement pour mission de former des citoyens capables de comprendre les principes de la République.

Mais cette mission ne reposait pas uniquement sur l'école. Elle était également portée par les mouvements d'éducation populaire qui, tout au long du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, ont contribué à diffuser la culture civique dans la société.

Une tradition fondatrice

Les origines de l'éducation populaire républicaine

Au XIXᵉ siècle, des initiatives associatives — comme celles de Jean Macé, fondateur de la Ligue de l'enseignement en 1866 — ont cherché à prolonger l'action de l'école en organisant des conférences publiques, des bibliothèques populaires, des universités populaires et des espaces de débat citoyen.

L'objectif était simple : permettre à chacun d'accéder au savoir et de participer pleinement à la vie démocratique. Cette ambition s'inscrit dans une tradition intellectuelle encore plus ancienne. Dès la Révolution française, Nicolas de Condorcet affirmait que l'instruction des citoyens constitue une condition essentielle de la liberté politique.

Une République ne peut être véritablement libre que si les citoyens disposent des connaissances nécessaires pour comprendre les lois et participer à leur élaboration.

— Nicolas de Condorcet

C'est cette tradition que le Mouvement Marianne entend renouveler. L'éducation populaire républicaine n'est pas un héritage muséifié — c'est une réponse toujours actuelle à la question de la transmission de la culture civique dans une société diverse et fragmentée.

04
L'enjeu contemporain

La transmission aujourd'hui

Aujourd'hui, les conditions de cette transmission civique ont profondément évolué. Les institutions sont devenues plus complexes, les formes d'engagement se sont transformées et certains espaces traditionnels de sociabilité civique se sont affaiblis. Dans le même temps, les transformations du débat public et l'évolution des médias ont profondément modifié la manière dont les citoyens s'informent et participent à la vie collective.

Comment permettre aux citoyens de comprendre les institutions ? Comment recréer des espaces de débat et de rencontre ? Comment transmettre les principes de la République dans des sociétés de plus en plus diverses et fragmentées ?

C'est à ces questions que le Mouvement Marianne entend répondre — en s'inscrivant délibérément dans la tradition de l'éducation populaire républicaine, en cherchant à favoriser l'échange des savoirs, à encourager le débat démocratique et à promouvoir l'engagement citoyen.

Temps 3La mission républicaine
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Les fondements

La tradition républicaine française

La question de la culture civique n'est pas secondaire pour la démocratie. Elle en constitue l'une des conditions essentielles. Une République ne peut vivre durablement sans citoyens capables de comprendre les institutions, de débattre collectivement et de participer à la vie publique.

Mais pour comprendre ce rôle des citoyens, il faut d'abord revenir à la nature même du projet républicain. Car la République n'est pas seulement une forme d'organisation politique. Elle est aussi une conception de la citoyenneté, fondée sur l'égalité des citoyens devant la loi, la participation à la vie publique et la recherche du bien commun.

Depuis la Révolution française, la tradition républicaine repose sur une idée fondamentale : les citoyens ne sont pas seulement des sujets gouvernés, mais les acteurs mêmes de la souveraineté politique. La République suppose donc une communauté politique composée de citoyens libres et égaux, capables de participer à la vie collective.

— Manifeste pour la renaissance de la culture civique républicaine

Comprendre la République, c'est ainsi comprendre le rôle qu'elle attribue aux citoyens et la place qu'elle donne à leur participation dans la vie démocratique. C'est pourquoi il est nécessaire de revenir aux fondements de l'idée républicaine.

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Notre réponse

La mission du Mouvement Marianne

Mouvement d'éducation populaire républicaine, le Mouvement Marianne se donne pour mission de rassembler les citoyens, de transmettre la culture civique et de faire vivre les principes de la République dans les territoires.

Dans la tradition de l'éducation populaire, il cherche à favoriser l'échange des savoirs, à encourager le débat démocratique et à promouvoir l'engagement citoyen. À travers ses actions éducatives, ses initiatives citoyennes et ses projets territoriaux, le Mouvement Marianne entend contribuer à renforcer la culture civique et à recréer des espaces où les citoyens peuvent se rencontrer, comprendre la démocratie et participer à la vie publique.

Car une démocratie vivante ne repose pas seulement sur ses institutions. Elle repose d'abord sur ses citoyens.

Mouvement d'éducation populaire républicaine

Rassembler. Transmettre. Agir.

Le Mouvement Marianne est né de cette conviction : une démocratie vivante ne se décrète pas. Elle se construit, génération après génération, par la transmission de la culture civique républicaine.

Rejoignez celles et ceux qui font vivre la République dans les territoires.

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